• Notre groupement d'achat de vin des Cévennes a réuni une bonne soixantaine d'acheteurs pour 240 cartons de 6 bouteilles ! Je n'ai envoyé que 47 chèques (pour un montant global de 4668 euros) mais il y avait souvent plusieurs acheteurs pour un même règlement.

    Je note avec satisfaction, parmi ces acheteurs, une coop bio et un caviste. Et surtout de nombreuses personnes participant aux AMAP locales... Je souhaite bien sûr développer notre activité dans le même sens.

    Lors de la prochaine réunion de notre collège de dégustateurs, nous inviterons un responsable de coop-bio : les rayons "vin" des bio-coops sont souvent navrants !

    Je souhaite de l'aide pour ouvrir une rubrique sur la qualité biologique : ce blog est ouvert aux personnes qui ont des informations pertinentes à communiquer ! Or, sur ce sujet, il y a beaucoup à dire, et il est essentiel de le dire...

    L'offre de vins d'Alsace sera en ligne dans quelques jours.

    L'aventure continue...

    TRINK !

     

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  •   Dionysos, dans la Grèce antique, est le dieu du vin. Les histoires qui nous parlent de lui sont très nombreuses, je crois les avoir toutes lues. Il en est une que je préfère, car elle me semble parfaitement convenir à notre situation actuelle. Voici :

     Dionysos est au bord d'un bras de mer. Pour passer sur la rive opposée, il emprunte un bateau. Il marche sur la passerelle et, pour s'aider à sauter dans la coque, s'appuie d'une main sur le plat-bord. C'est l'affaire d'un instant mais, quand il relève la main, aussitôt une feuille verte pousse sur la planche, là même où il l'a touchée. « Au contact du dieu, le bois mort reverdit ! », voilà ce que nous dit le mythe ! Dionysos est donc le dieu de la force vitale. Et le vin, sang du dieu, en est le véhicule. Rien de nouveau, direz-vous ! Le christianisme aussi nous raconte une telle histoire...

     Sauf que dans le christianisme la vie que donne le sang divin est la vie de l'esprit, puisque là nous sommes dans une pensée dualiste. Le mythe grec est littéral, non-dualiste. Ce qu'il désigne est la force vitale brute de tout vivant, végétal, animal, humain... sans séparer le corps et son âme sensible de l'esprit.

    Comprenez bien, je vous prie, que je n'infère nul jugement de valeur par ces considérations, et que je ne prône en aucune façon un culte néo-païen !

    Ces réflexions me sont venues après que j'aie fait, à de nombreuses reprises, l'expérience concrète du vin vivant et du bien-être corporel que j'en retirai. J'en reparlerai...

     Par ailleurs, que vivons-nous actuellement ? Nous savons (de nombreuses études l'ont démontré) que la fertilité humaine est en baisse constante, surtout dans les grandes villes. Nous savons que les maladies dites de civilisation sont en hausse constante. J'ai constaté (vous aussi sans doute ?) que les maladies des végétaux sont en expansion et que la nature n'est pas épargnée par les méfaits de la pollution générale, par la rupture des éco-systèmes. Les espèces disparaissent à une vitesse jamais vue, n'est-ce pas un signe inquiétant ? Rien ne semble pouvoir arrêter cette course à l'abîme... Pouvons-nous rester passifs devant l'évidence de cette dégénérescence accélérée du monde vivant, humains compris ?

     C'est pourquoi, depuis des décennies, j'ai choisi la nourriture de qualité biologique, une hygiène de vie saine et pourquoi je privilégie le vin vivant ! C'est pourquoi, dès 1965, j'ai adhéré à l'association "Nature et Progrès", enthousiasmé par cette idée d'une réconciliation de l'homme et de la nature (certes je la quittai en 1969, mais c'est une autre histoire). Cela ne suffit pas... et pourtant c'est le premier pas qui donne leur sens aux suivants.

     Je crois aussi que nous avons à apprendre du mythe de Dionysos sur le plan social. Son culte était égalitaire, ignorait les différences sociales. Hommes et femmes, indistinctement, sont conviés au banquet de la vie et l'étaient alors à la célébration du dieu, incarnation de la force vitale. Cette idée d'un peuple ré-uni autour du principe essentiel de la vie me semble éminemment pertinente. Or, la culture dominante du vin est largement enlisée dans une multi-séculaire pratique de différenciation sociale, oublieuse du reste ! Le vin, comme la bagnole, est encore, pour beaucoup d'amateurs, un marqueur social !

     J'appelle donc à un dépoussiérage et à un recentrage sur l'essentiel, le vital, l'urgent, dans la joie de vivre !

    C'est la raison d'être de ce blog !

    Vos commentaires seront les bienvenus...


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