•  Ô lectrices et lecteurs,

    je confesse la paresse qui règne en mes neurones, car le lien ci-dessous dort depuis deux ans dans mon marque-pages !

    http://fr.sott.net/article/20083-La-Bio-Piratee 

    Commentaire ? Ou comment taire ?

    Pour ma part (et depuis un demi-siècle), j'achète  directement au producteur tout ce qui est possible et, en magasin, ce qu'il aurait été trop compliqué ou impossible d'acheter en direct. En privilégiant toujours les produits élaborés par de vraies personnes. Pour les produits transformés, "sous emballage", dont je ne peux me passer, hélas, je suis bien forcé de contribuer (le moins possible) au revenu des actionnaires de sociétés financières pour lesquelles le "bio" est une valeur qui rapporte, rien de plus... Sociétés financières trop souvent impliquées dans la destruction de la vie sur terre... et que NOUS subventionnons par nos achats.

    Bien sûr, les Biocoop et le bio en grande surface sont des progrès, bien sûr bien sûr... mais quand les acheteurs cesseront d'être de dociles moutons et feront des choix conscients, alors le progrès sera bien plus décisif !

    Là-dessus, je vais boire un verre de Bourgueil pour stimuler mes neurones !

    TRINK !

    Pierre Paillard

     


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  • Chères et chers assoiffé(e)s lectrices et lecteurs de ce blog,

    avant de reprendre l'essentiel de notre activité, à savoir nos groupements d'achats de vins authentiques, je souhaite rappeler que j'ai toujours considéré le vin digne de ce nom comme une oeuvre d'art.

    Dans un précédent billet, j'ai évoqué l'ouvrage de Bernard Bro : "La beauté sauvera le monde", petit bijou trouvé chez mon bouquiniste préféré. Ma quête du vin authentique, entamée depuis plus de trente ans, va de pair avec la recherche d'un art de vivre libéré de la laideur ambiante. Ici aussi se pose la question des choix : beaucoup moins d'objets autour de moi, mais bien choisis et qui apportent un "plus" durable à la qualité de ma vie.

    Aujourd'hui je veux partager avec vous ma passion pour une éditrice d'art hors du commun, Diane de Selliers.

    Cette dame édite un seul livre par an, mais quel livre ! L'idée générale est simple : les plus grands textes de l'humanité illustrés par les plus grands peintres. Ces grands textes qui fondent notre représentation du monde et nourrissent notre imaginaire, de l'Iliade et l'Odyssée aux Fleurs du mal, en passant par l'Eloge de la folie !

    Si les éditions princeps sont onéreuses (à partir de 195 €), ce prix est justifié par la perfection absolue de l'édition. Cependant, lorsque le tirage initial est épuisé, Diane de Selliers reconfigure texte et illustrations en une édition au prix très abordable. Dans sa "petite collection", le prix habituel est de 65 €. Et cela est un miracle éditorial car, loin d'être une édition au rabais, c'est la même extraordinaire qualité de papier et d'impression, le format et le coffret en moins. De plus, ce format moindre facilite la lecture.

    Allez voir son site. Si vous ne craquez pas pour les Fables de la Fontaine (illustrées par Jean-Baptiste Oudry, le peintre de Louis le quinzième, un pur chef d'oeuvre), vous rêverez sans doute pour la plupart des autres titres (moins de trente en tout). Et peut-être voudrez-vous profiter des trois Belles Remises en cours, qui vous permettent l'acquisition d'éditions princeps au prix incroyable de 65 €...

    Bien sûr, ces remises correspondent à la nécessité d'un déstockage pour alimenter la trésorerie. Si je déplore qu'une éditrice de cette trempe doive en passer par là, je me dis aussi que profiter de ces offres est une façon d'aider à survivre une Maison sans équivalent dans l'édition française et peut-être mondiale. Chacun de nous a une responsabilité dans la pérennité de telles entreprises, elles tiennent du sacerdoce et non de la spéculation, ajoutent à notre patrimoine culturel et nous enrichissent l'esprit.

    Voilà pourquoi j'ai écrit ce billet. Si vous passez commande à l'éditrice, référez-vous s'il vous plaît du blog d'avant-boire, je serais heureux d'apprendre que mon initiative lui a valu quelques commandes.

    TRINK !

    Pierre Paillard

    P.S : l'éditrice vend par le réseau des libraires mais aussi en vente directe, et pour une fois je conseille cette formule : http://editionsdianedeselliers.com/fr

     


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  • Chères lectrices et chers lecteurs de ce blog d'avant-boire (et jubilatoire !),

    s'il est vrai que jadis, et du point de vue de l'à-venir, je ne jurais que par les solutions coopératives et mutualistes,  l'expérience m'a réconcilié avec la libre entreprise quand elle se met au service d'une innovation heureuse. Ainsi le vin "authentique", "naturel" etc... ne se trouve que rarement dans le réseau des coop-bios mais bien plutôt chez des cavistes indépendants.

    Les groupements d'achats sont une alternative limitée : on ne peut en faire un par semaine et pourtant je dispose d'un fichier de plus de soixante vignerons d'exception... Et puis bonjour les stocks ! Alors OUI à des achats groupés pour les vins souvent consommés. Mais pour ceux bus lors d'occasions exceptionnelles, vivent les bons cavistes !

    Ceci dit, je continue de penser que l'à-venir est à des structures solidaires mues par une approche du commerce étrangère à la cupidité. Un bon commerçant sait d'ailleurs cibler ses choix et modérer ses marges, mais les grands systèmes (avec ou sans franchises, je pense bien sûr à Bibovino mais aussi à bien d'autres) suivent les évolutions globales des goûts de la clientèle et cherchent à y répondre sans jamais oublier, prioritairement, la rémunération des actionnaires... Nous savons ce que ça donne. Quoi qu'il en soit, dès que le recours massif aux techniques de marketing, d'enquêtes en tout genre (panels de dégustateurs, etc...) est nécessité par la taille de la structure, la banalisation des produits (au mieux) et la manipulation du goût (au pire)... sont assurées.

    Je reste donc mutualiste dans l'âme et attentif aux initiatives de terrain (même si, réaliste, je ne néglige jamais les offres commerciales de qualité). Il est donc un projet coopératif caennais, en voie de constitution, qui me semble très prometteur ! Aussi, je vous prie de suivre le lien ci-dessous :

    http://coop5pour100.com/?wysija-page=1&controller=email&action=view&email_id=4&wysijap=subscriptions&user_id=172

    Etant investi dans un autre projet, je ne pourrai m'inscrire dans celui-ci. Je le regrette car il me paraît correspondre aux besoins comme aux prises de conscience actuelles. Concrètement et entre autres activités, cette structure polyvalente pourrait gérer et accueillir des groupements d'achats diversifiés, en prenant une marge minimale de 5 % destinée à couvrir notamment les frais d'assurance ô combien nécessaires !

    J'espère que parmi vous, lectrices et lecteurs de ces lignes, quelques personnes auront le goût d'aller y voir de plus près. Je les remercie par avance de m'informer de leur sentiment comme de leurs démarches. Affaire à suivre !

    TRINK !

    Pierre Paillard


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  • Chères et chers assoiffé(e)s inscrits à ce blog,

    je reviens sur BIBOVINO, ce "concept" créé tout exprès pour un "segment de marché" jeune, "libéré" (ou ignorant) de toute culture du vin "classique", près de ses sous (on veut la qualité mais le moins cher possible, opinion que d'ailleurs je partage), avec la caution d'un caviste-expert pour lequel j'ai de l'estime (laquelle n'exclut naturellement pas l'esprit critique).

    Louba et moi sommes donc allés ce 2 mars déguster au site caennais, 10 bis rue Froide, après être allés saluer Ronan Datin, officiant dans sa cave proche (Rouge et Blanc). Cave dont j'ai déjà dit beaucoup de bien...

    A Bibovino, nous avons été accueillis par le maître des lieux, Benoit Leclerc, et nous avons eu droit à une dégustation gratuite de la quasi-totalité des vins embibés là. Dégustation accompagnée de pain et d'un choix de très bons fromages. Soit dit en passant, le fromage sert toujours à gommer les défauts du vin et aucun professionnel ne s'y laisse prendre. Mais je ne venais pas en "pro" attentif à traquer le moindre défaut... J'ai quand même demandé un crachoir !

    Si les vins ne m'ont pas enthousiasmé, loin de là, l'ensemble est d'une qualité moyenne honorable. Plaisants à boire, les beaujolais mis à part (trop acides, un peu amers). Plaisants, c'est le mot juste. Evidemment, je n'ai pas trouvé ici le "plus" que je recherche dans le vin ... mais que je trouve chez les meilleurs vignerons et chez les bons cavistes.

    Benoit Leclerc étant d'une parfaite urbanité et jouant la transparence, je n'ai pas fait mystère de l'existence de mon blog et de mon article assassin. J'ai dit mes vives réticences à l'embibage tant qu'il n'est pas démontré que le contenant n'est pas nuisible au contenu. Benoit Leclerc m'a informé qu'une étude est en cours sur l'innocuité des plastiques utilisés, je serai attentif aux résultats comme aussi à l'indépendance des chercheurs.

    Je ne suis nullement anti-bib par principe. Car subordonner la culture du vin à l'usage de la bouteille est abusif. La bouteille est apparue sur les tables voici deux siècles environ quand l'usage du vin est attesté voici cinq millénaires au moins. En bon disciple de Dionysos, la transgression ne m'effraie pas (pourvu qu'elle apporte un mieux). Or le principe du BIB est séduisant : jusqu'à la dernière goutte, l'air n'entre pas au contact du vin, sa parfaite conservation est donc assurée. Reste que mon expérience m'avait convaincu de renoncer à cet emballage. Cependant, pourquoi homo sapiens buvens ne créerait-il pas un jour un plastique souple totalement neutre ? Tant que je n'en suis pas certain, je reste bien sûr fidèle au verre.

    Benoit Leclerc nous a montré sur plusieurs BIB la date d'embibage : 19 septembre 2015. Les vins ne semblaient pas en souffrir mais je ne suis tout de même pas convaincu. Il nous a dit que les mises en BIB se faisaient tous les quatre mois. Mouais...

    J'ai soulevé la question du taux de sulfitage des vins. Benoit Leclerc n'avait pas de fiches d'analyses à me montrer mais m'a dit que Bruno Quenioux, le sélectionneur, insistait pour un léger sulfitage car des refermentations en BIB s'étaient produites, en faible proportion certes (1 sur 1000, nous a-t-il dit). Question à approfondir ?

    J'ai dit aussi mon refus de la viticulture dite "raisonnée" et là j'ai touché du doigt, de l'aveu de Benoit Leclerc, la difficulté de l'entreprise à se procurer des volumes suffisants tant son expansion est rapide. L'équation du rapport de la qualité à la quantité est facile à comprendre. Or, quand les gros volumes sont indispensables, la "grosse cavalerie" arrive... au galop ! C'est en tout cas le risque...

    Je suis donc définitivement "happy few"...

    Conclusions provisoires :

    1) Benoit Leclerc est un bon commerçant, au meilleur sens du terme, et je lui souhaite le succès.

    2) Bibovino vise un grand public peu regardant sur les nuances et l'expression fine du terroir, mais la prestation est très bien pensée et bien faite, au mieux de ses limites évidentes.     

    3) Je ne regrette pas mon expérience de ce matin et vous invite à faire un tour dans la boutique. Mais, de grâce, si comme Louba vous faites un achat, évitez le "raisonné-cause-toujours" (je l'appellerai ainsi) et de préférence prenez un BIB embibé depuis peu ! Pas depuis six mois...

    TRINK !

    Pierre Paillard

     

     

     


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  • C'est Louba qui m'en a parlé. Ensuite, j'ai vu l'article dans Ouest-France. BIBOVINO est donc un magasin qui vend du vin exclusivement conditionné en BIB (Bag In Box). Il est sis au 10 bis rue Froide, me dit le site www.bibovino.fr

    Je ne tiens pas au BIB. Soit le vin est dans de l'aluminium en feuille, et tout ce que j'ai lu dans la littérature médicale à ce sujet m'inspire la plus grande défiance, soit il est dans un sac plastique dit de qualité alimentaire. Or cette dénomination a beaucoup de chances de figurer parmi les grands mythes de la modernité : car si les biberons en plastique au bisphénol A ont bien été interdits (enfin !), l'usage massif de l'emballage alimentaire sous plastique fait l'objet d'un silence assourdissant. Parlons-en...

    Quand sont apparus les premiers BIB (cela remonte à ....?), je n'avais aucune notion d'un possible inconvénient mais j'ai simplement fait le lien avec l'odeur écoeurante des bagnoles neuves (dues aux colles plastiques ou phtalates). J'ai alors pensé à l'acidité propre à tout liquide organique, bien sûr aux vins (en proportions variables). J'ai donc jugé que même si le verre n'est pas totalement neutre, il est quand même préférable au plastique garanti par la réglementation. Cette garantie a d'ailleurs fait la preuve de sa nullité le jour où fut publiée une tribune libre de chercheurs, expliquant que l'industrie mettait plus de  produits nouveaux sur le marché que leurs laboratoires ne pouvaient en tester dans des délais suffisamment longs, et donc établir de façon irréfutable leur innocuité ! La nocivité de telle molécule est établie longtemps après, et tant pis pour les victimes... (Dommage, je n'ai pas archivé l'article : je vous prie donc, si vous avez les références de cette publication, de me les envoyer). Cette situation, tôt ou tard, provoquera une mise en cause radicale de l'alimentation au contact de l'emballage plastique. Quand les revues "bio" nous en parleront-elles ? En attendant, même dans les biocoop, l'emballage plastique est quasi-roi.

    Pour en revenir au vin, si le BIB est bu dans les quelques semaines qui suivent son remplissage (et pas son achat, car il peut attendre le client depuis l'an dernier !), ce n'est sans doute pas dramatique. Pour ma gouverne, voici une douzaine d'années, j'ai acheté un BIB empli sous mon nez et fait durer le plaisir : trois mois environ après le remplissage, le vin prit un sale goût. Je suis donc revenu à la bouteille. Une autre option était d'embouteiller moi-même le vin à réception d'un BIB fraichement rempli par le vigneron... J'y viendrai peut-être, car j'ai confiance en mes fournisseurs (mais la plupart ne veulent pas entendre parler du BIB...).

    La date d'embibage (néologisme libre, car ici je ne puis dire embouteillage) est-elle indiquée sur les BIB ? J'en doute. Vérifions, et dans le doute, ne nous imbibons pas de vin embibé... !

    Et pour en revenir à Bibovino, sis 10 bis rue Froide à Caen, Louba et moi irons bientôt humer l'air ambiant et sans doute déguster, puisque l'enseigne invite les chalands à le faire. J'ai lu sur le site internet cette profession de foi : une sélection de vins élaborés par des vignerons passionnés et respectueux de la nature. Bravo ! L'article du journal parlait de vins issus des viticultures "raisonnée", "bio" et "biodynamique". Pourquoi pas ?

    Sauf que l'agriculture raisonnée (et la viticulture du même nom), qui prétendent polluer beaucoup moins, ne sont qu'une fiction inventée par l'industrie dite à tort "phytosanitaire", à tort car elle est porteuse de mort. En fait si l'on répand moins de molécules toxiques, il fut démontré que, parfois, elles étaient plus puissantes que les anciennes ! J'avais conclu à l'époque que la devise du système pouvait s'énoncer ainsi : Polluons moins pour polluer plus longtemps (cette industrie ne pouvant que polluer). Et je présentai ce grand effort de marquetingue comme la roue de secours du tracteur de l'agro-industrie (à lire dans la collection complète de mes Chroniques d'avant-boire).

    Comme toujours, il y a des agriculteurs et des vignerons pour être sincèrement convaincus de la justesse de leur choix du "raisonné". Ceux-là sont habités par la vieille peur de la nature, vécue comme une ennemie à laquelle il faut faire une guerre sans pitié... quitte à vite empoisonner le paysan et son voisinage, cela se lit de plus en plus souvent dans l'actualité.

    Donc mettre ensemble le "raisonné", le "bio" et le "biodynamique" et bien entendu sans entrer dans les détails me semble un choix marketing discutable...  dans la mesure où l'information finit toujours par faire son chemin dans les plus épaisses cervelles. Bien entendu, ce n'est pas mon problème. Et du point de vue du financier, dès qu'on a empoché un bon retour sur investissement, la boite étant au top, on la vend et on investit dans une autre, encore plus in... Il faut être dans le mouv, mes amis !

    Ceci dit, j'irai faire un tour rue Froide, d'ailleurs c'est là qu'est la boutique de Grégoire, mon fournisseur de BD. Je suis sûr que Louba aimera.

    TRINK !

    Pierre Paillard

     

     

     

     


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